Diamond D – The Huge Hefner Chronicles (2008)

23 11 2008

Décidément, ces dernières années auront été frappées par le retour des grands producteurs qui ont construit le Hip Hop au cours des 90’s. Mais si certains ont plus ou moins réussi à refaire parler d’eux avec des projets solides, il en est un qui vient très largement de décevoir avec une ultime livraison à la limite du raisonnable. L’architecte du mythique crew D.I.T.C qui va par le nom de Diamond D semble avoir oublié dans le passé son inspiration et ses anciens vinyles. Hormis ses maigres travaux pour son pote Sadat X, Diamond D se faisait très discret et semblait même jouir d’une pseudo-retraite. Mais comme tous ceux qui ont connu les belles années du Hip Hop, dur d’en rester là, la passion ressurgit forcément surtout lorsqu’on s’aperçoit que ce mouvement à pris une tout autre proportion médiatique aujourd’hui. C’est donc un peu par principe qu’il essaye tant bien que mal de se refaire une nouvelle jeunesse en signant sur le costaud label Babygrande Records, qui l’a bien sûr accueillit les bras ouverts connaissant le CV du bonhomme.

Rien qu’en voyant la pochette de ce « The Huge Hefner Chronicles », on voit que l’on a affaire à son album le plus bling bling, dans le sens où du côté des productions on ne ressent plus du tout l’univers street et fumant qui régnait sur son « Stunts, Blunts & Hip Hop » qui reste un classique du genre. Le comble dans tout ça c’est que sur la toute petite douzaine de titres, seuls trois sont signés par ses soins. À croire que Diamond D a réellement perdu la main, d’autant plus que ces dernières n’ont vraiment rien d’accrocheur. « Good Tymez » s’enlise dans sa monotonie, « When Ur Hot Ur Hot » (Feta. Sadat X & Stacy Epps) suit le même chemin, reste « I Wanna Leave » (Feat. Crawfish) qui est sauvé de justesse par sa boucle harmonieuse. Qui l’on retrouve alors me direz-vous? Deux des plus talentueux producteurs du moment: Nottz qui lui offre un premier single ultra enfantin « D-I-A-M-O-N-D » où l’on apprend à épeler son blaze et Illmind, serveur idéal pour une ambiance (« Don’t Beg »).

Quoi qu’il en dise, il n’a jamais été d’un niveau remarquable au mic, cet opus le confirme une fois de plus avec des textes plutôt simples et un flow pas vraiment attirant. Ce qui sauve l’album c’est la teinte feutrée de chansons telles « I’ll Be Alright » (feat. Novel) ou « Baby ». Des anciens comme Def Jef ou Jesse West viennent lui prêter main-forte aux manettes. Un rappeur limite blasé, qui semble avoir tout vécu et qui assis dans son fauteuil en cuir en train de fumer son cigare, entouré de belles créatures, nous raconte ses aventures. Telle est l’impression que l’on a en découvrant ce disque. Aucun buzz avant sa sortie, encore moins de réactions après, on a vite compris pourquoi! On finit néanmoins cette déception avec un bon « Bad/Good » introspectif, où il se confit à nous sur une ambiance piano-bar. À suivre dans la foulée, l’album des D.I.T.C. qui devrait être nettement plus enrichissant pour nos oreilles.


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