AYB Force – Lost Breaks (2008)

15 11 2008

A.Y.B. Force n’est pas vraiment un groupe comme les autres, d’ailleurs il ne s’agit pas vraiment non plus d’un groupe à proprement parler. C’est un collectif japonais regroupant de véritables obsédés de musique, de dénicheurs de vinyls, d’amoureux des platines et de beats en tout genre. À l’origine de cette aventure, on retrouve Lark et Kiyoshi Tonda, qui à force d’arpenter le magasin B-Side Records à Kyoto au début des années 90, se sont unis dans cette même passion et ont ensuite rapidement fait graviter autour d’eux tout un tas d’autres DJs tels le groupe Ulticut Ups! (DJ Tahara & DJ Yuki), T-Nice, Matsumoto Hisataakaa, BullJun et tout un tas d’autres adeptes venus des quatre coins du pays des samouraïs. Le premier fait d’armes qui fera parler d’eux dans le monde du Hip Hop sera le maxi « Baddest Breaks & Beats », sorti sous le nom de DJ Lark & Funk Messengers. Petit à petit la réputation grossit et c’est sous leur nouveau nom de scène A.Y.B. Force (pour Abnormal Yellow Band en parodiant le groupe funk Average White Band) que voit le jour cette compilation baptisée « Lost Breaks » (Flat Rock Records/Modulor).Difficile de créer un album digne de ce nom en mettant tout le monde d’accord. Les longues distances qui séparent certains membres, les divergences de styles et goûts de chacun sont très variées, c’est pourquoi ils qualifient plus ce recueil de compilation. Chacun a donc apporté sa pierre à l’édifice en réalisant ce qu’il veut, en solitaire ou en collaboration entre différents membres, le tout viendra alors composer la trackliste finale. Ce respect mutuel et cette liberté de création font la force du projet. Ils ont au moins tous un point en commun, c’est cet amour pour le diggin. Toujours à l’affût des raretés et des classic breaks qu’ils peuvent croiser dans les bacs, leurs influences n’ont pas de limite et c’est pourquoi vos oreilles entendront de-ci de-là des bribes de Funk, Soul, Jazz, Disco, House, Rock, Bossa Nova et bien sûr de Hip Hop. Mouvement dont ils se qualifient principalement étant inspiré de la tonalité que celui-ci a eu fin des 70’s début 80’s. Si un sample, un breakbeat les titille, ils le décomposent et reconstruisent le beat à leur façon, en apportant un nouveau groove au disque original. Comme dirait Lark, sampler est un art naturel et une opportunité de faire des créations pour des intéressés comme eux qui n’ont pas des bases dans la musique, pas d’argent, de pouvoir, de gloire ou de gros matos. Pari réussi avec ces 17 pistes ambiantes.


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