G-Unit – T.O.S: Terminate on Sight (2008)

26 07 2008

Et le G-Unit dans tout ça ? Ça faisait tellement longtemps qu’on n’en avait pas parlé… Même lorsqu’ils ne sortent rien, ils arrivent quand même à faire parler d’eux dans les médias. Mais les dernières nouvelles sont loin d’être élogieuses, car les rats commencent à quitter le navire, pour ne pas dire que l’embarcation, elle, est carrément en train de couler à pic. Ce qui s’était ressenti au niveau des ventes calamiteuses des derniers albums se répercute sur, justement, « l’unité » du groupe. Rien ne va plus entre le leader 50 Cent et le sudiste Young Buck, des tensions ont contraint ce dernier à être gentiment « viré » du crew. On se rappelle tous qu’a l’époque The Game avait en quelque sorte subi le même traitement avant que la relation ne s’envenime dans un interminable beef. 

C’est pas loin de se finir de la même manière si l’on en regarde la dernière vidéo de Buck qui crie ‘Fuck G-Unit’ en plein concert. Le rappeur du South Jamaïca Queens a perdu un de ses meilleurs gorilles et ne peut désormais compter que sur ses deux derniers fidèles soldats que sont Lloyd « Craig David » Banks et Tony « Tata » Yayo, les deux acolytes qui était d’ailleurs la base initiale du G. Seront-ils redresser la barre ? La question a sa réponse dès lors que l’on a appris la sortie du deuxième album du crew « Terminate On Sight ». Une suite dans la pure lignée de « Beg For Mercy » si on lit leurs interviews. Ce premier projet qui était alors dévoilé en 2003 en plein apogée de l’ère 50 Cent n’avait déjà que peu convaincu malgré une démonstration de force et des productions de luxe signées Dr. Dre, Hi-Tek, Eminem, DJ Khalil, Sha Money XL… On a du mal à se dire que meilleur est à venir.

L’attente et l’engouement envers cet album a en premier lieu clairement été balayé par la tornade Lil’ Wayne et son Carter III, mais aussi tout simplement par le fait qu’il n’y ai presque plus ou quasiment plus du tout cette sensation qu’il y avait dès lors qu’un des membres sortait un projet. « I Like The Way She Do It » défile sur la bande FM qu’on en reste froidement impassible, à contrario des dernières nouveautés qu’on découvre en général avec une oreille attentive. Club banger au beat électronique produit par les Street Radio Inc., le single ne marque guère les esprits, deuxième tentative déjà plus convaincante avec un « Rider Pt. 2 » entraînant de par l’énorme sonorité apportée par Rick Rock et par l’usage, effet de mode oblige, de l’auto-tune sur le refrain. Deux extraits mitigés, mais qui face à l’aspect bien pâle du reste sortent du lot et deviennent plus qu’agréable. Young Buck ne faisant plus partie intégrante, ses apparitions sont donc créditées tels de simples featurings comme par exemple sur l’horrible et synthétique « Piano Man ».

Leur attitude et leur bon vouloir à paraître des gangsters derrière le mic n’a pas changé, cependant l’agressivité et leur engagement dans cette démarche ne semble plus avoir le même enthousiasme, comme s’ils avaient enregistré un nouvel opus sans envie, à contrecœur un peu à l’image de la dernière tentative du Wu-Tang Clan. Refrain facile et souvent bidon, productions fadasses, dans cette livraison amère on arrive néanmoins à dénicher deux/trois autres pistes convenables retenant notre attention telle « Casualties Of War », « I Don’t Wanna Talk It », « Money Make The World Go Around » et surtout « Straight Outta Southside » produit par Ron Browns qui rend en quelque sorte hommage aux N.W.A. en refaisant une nouvelle version de « Straight Outta Compton ». Peu original, dans le fait qu’on en a déjà entendu des reprises de ce classique (Cf ; la compile QB Finest), mais il faut admettre que leur version reste efficace avec des mots toujours aussi doux envers la police, surtout après l’affaire Sean Bell.

Rien de spécial à souligner donc si ce n’est que la palme de l’horreur revient à Swizz Beatz qui enfonce le clou du désastre avec un « Get Down » carrément insupportable. La déception était prévisible, et pour être déçu encore fallait-il avoir l’espoir de s’attendre à quelque chose de plus pimenté. 50 Cent reste indéniablement le pilier du clan, mais lorsque l’inspiration n’est pas la, que ce soit Tony Yayo ou Lloyd Banks aucun des deux hommes de main n’arrivent à contrebalancer la donne. Quoi qu’il en soit, il a déjà prouvé via la bande originale de Get Rich Or Die Tryin’ qu’il était vraiment capable de mettre à jour des disques de qualité avec un contenu qui tient la route de bout en bout, espérons qu’il réitérera se sursaut à l’avenir. Et pourquoi pas sur son prochain et dernier album solo avec Interscope (« Before I Self Destruct »).


Actions

Information

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :