Randam Luck – Conspiracy of Silence (2008)

7 05 2008

« La véritable musique est le silence et toutes les notes ne font qu’encadrer ce silence ». Miles Davis.

Groupe: Randam Luck
Composition: Randola, Lucky, Stadi Majadi.
Provenance: San Diego (CA)

Album: Conspiracy of Silence
Label: Babygrande Records
Producteur Executif: Jesse Buss
Date de sortie: 29 Avril 2008

En cette année 2008 la moisson en album Hip Hop a beau être abondante elle n’en a pas pour autant laissé un goût savoureux, du moins jusqu’à maintenant. C’était sans compter avec les Randam Luck qui viennent pour notre plaisir briser ce silence avec un premier album solo dans la pure lignée artistique d’un rap underground hardcore et brutal.

Les Invités: Vinnie Paz, tête de file des Jedi Mind Tricks, semble avoir été une réelle influence pour ce groupe obscur qui baigne dans ses textes violemment sanguinaires. On le retrouve avec un couplet fracassant, sans forcer, sur « Raw ». Crypt & Planet, plus communément connu sous le combo Outerspace, s’associent aux Californiens pour vous brûler les tympans avec un « Field of Fire » déterminant. « Verbal Holocaust » ? Rien que le titre donne des frissons avant même que vienne atterrir sur le beat un certain Ill Bill, qui n’a pas fini de sonner l’heure des représailles. Kool G Rap revient de plus en plus sur le devant de la scène, étrange de le retrouver sur un tel projet mais il pose bel et bien sur « Hood Scriptures ». Sabac Red, autre troublions des Non Phixions, vient spitter sa virulence sur un « Fight For Freedom » aux revendications clairement exposées.

Les productions: tantôt glaçantes, tantôt transcendantes, d’allures apocalyptiques aux allures guerrières, usants samples de violon, de piano ou de synthé. Gros coups de Scratchs par DJ Kutfather, les instrumentaux sont crées par Todd Bishop, Troy K, Mister K.A., ou encore 2Deep & Think du crew Anno Domini Beats qui réutilisent à leur façon la mélodie de Necro « Dead Body Disposal » sur « Bloodlines ».

Inconvénients: Certains morceaux traînent un peu la patte en dépassant bien souvent les 4 minutes. Des productions performantes à n’en pas douter, mais qui pour quelques-unes paraissent un peu simpliste. La redondance des couplets devient à la longue ennuyante (« Move »).

Prescriptions: A pleine puissante, l’écoute prolongée de cet album peut endommager les oreilles de l’auditeur.

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