Flo Rida – Mail on Sunday (2008)

25 04 2008

De plus en plus de nouvelles têtes apparaissent d’un coup sous les projecteurs du Hip Hop avec leur unique tube de l’été sous le bras. Une déferlante médiatique momentanée s’abat alors sur eux, puis repartent dans l’ombre de leur scène locale, les poches pleines, mais presque aussi vite qu’ils sont venus. Pas de doute qu’une infinité d’adeptes seulement connaissait Flo Rida avant qu’il explose dernièrement avec son EP contenant le fameux « Low ». On ne l’espère pas pour lui, mais à première vue tout laisse penser qu’il fait partie de ces ambianceurs d’un temps qui aura rapidement un successeur aussi furtif. Pour en être quasiment sûr de son destin encore faut-il avoir écouter l’album qui suit son débarquement hertzien.Si Pitbull avait l’autorité et le pouvoir de faire bouger les booties de Miami, il a désormais un nouveau concurrent natif des quartiers chaud d’Opa-Locka et fraîchement installé sur Poe Boy Entertainment/Atlantic Records, bastion de Rick Ross. Quelques mixtapes plus tard, une apparition sur le projet de DJ Khaled et un street single (‘Birthday’) qu’on ne retrouve pas sur l’album, Flo Rida pouvait maintenant passer à la phase deux, celle de faire bouger les foules avec le club banger « Low ». Produit totalement ‘T-Painien’ son rythme up tempo et son refrain simple, mais efficace devait forcément marcher. Là où Flo Rida a de la chance c’est qu’il dispose de la collaboration des artistes les plus courus du moment. Avec T-Pain l’intérêt porté est assuré, si en plus l’incontournable Timbaland met son grain de sel on ne voit pas comment il pourrait faire un faux pas. Histoire de faire grimper la température le mi-lourd « Elevator » a été promu second single.

L’idée de faire uniquement des sons festifs se dégage très nettement dans la première partie de son album. Le style et le flow ne cassent pas la baraque, mais la formule adoptée réussit tout de même à faire quelques bons petits morceaux attirants. « Roll » invite Sean Kingston sur une production de son ‘parrain’ J.R., Will.I.Am lui lâche un beat électro sur « In The Ayer » qui semble tout droit échoué de son projet solo et apparaît comme un ovni ici, ou une performance de plus à l’actif de Lil Wayne qui flambe de sa notoriété et en parle avec le nouveau venu dans « American Superstar ». L’album n’a pas de grosse prise de risque et s’apparente plus à une compile de sons divers, même si on arrive à percevoir une pointe de titres introspectifs par endroits ; « Still Missin' », « All My Life ».

Très loin d’être la tuerie du moment « Mail On Sunday » arrive néanmoins à convaincre par son aspect hétérogène contenant des chansons intéressantes par ci par la, mais le tout reste tout de même très léger. Parmi les pistes qu’on retiendra l’estival « Ms Hangover » fait bonne figure, tout comme l’électrisant clubber « Don’t Know How To Act » (Feat. Yung Joc) qui lui permet d’augmenter son débit de parole, ou encore « Priceless » en présence de Birdman. Impossible de dire si Flo Rida est promis à un bel avenir avec ce premier disque en demi-teinte, mais contrairement à ses prédécesseurs il a un peu plus sorti son épingle du jeu en faisant dans l’éclectisme, qui touche forcément un public plus large, et en côtoyant des invités réputés qui lui sont précieux pour se faire entendre des médias. Mais qu’en sera-t-il pour la suite?


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