Big Noyd – Illustrious (2008)

15 01 2008

On ne l’attendait presque plus ce nouveau solo, et c’est bien là le problème. Depuis On The Grind, Big Noyd s’est un peu plus enfoui dans les rappeurs de l’ombre survivant grâce à de petit projets pas vraiment ambitieux (The Co-defendants et Stick-up Kid). Comment ne pas être de plus en plus sous-estimé quand on a un talent, un potentiel et qu’on a presque jamais délivré un album de cette envergure? S’il a appelé son nouvel album Illustrious, c’est bien parce qu’il continue d’avoir cette réputation grâce à ses collaborations d’antan malgré la piètre exposition médiatique autour de lui. De retour dans un label indépendant de renom comme Koch Records et sous sa propre structure Noyd Inc., il a désormais les cartes en main pour reconquérir une partie de ses auditeurs.En découvrant l’album, on se dit que le rappeur n’a, en plus de dix ans de carrière, pas changé d’un poil sa façon de faire. Le même célèbre phrasé insolent qui venait accompagner en studio ses homies de Mobb Deep, et cette même vision acérée de son quartier et des rues qui l’entourent. Il est cette fois épaulé par un autre gros potentiel qui se fait rare, Lil’ Fame des M.O.P, qui l’a aidé en pas mal de point pour se reconstruire. Tout d’abord en tant que producteur exécutif, ils ont collaboré sur la création de plusieurs morceaux, il lui a lâché quatre instrus (notamment « Back Up In This Bitch » et « Posted on the Block » tout droit sortis de la soufrière de Brownsville) et lui a aussi permis de rencontrer et de travailler avec d’autres producteurs (Blessiol, Prince & Machavelli, Ric Rude, Dj Skizz, Street Radio). On a affaire à un projet qui nous réconcilie avec Big Noyd, mais celui-ci ne marquera malheureusement pas plus les esprits et justement à cause de ces productions pas assez judicieusement choisie, une partie voguant sur une désolante monotonie (Cf. « Heartless », « No Where Else to Hide », « Rags to Riches »,…),

Deux petits bangers avortés: l’irritant swizz beatzien « Money Talk » et « It’s a Wrap » (dont la prod glaciale fait penser dans une moindre mesure à une certaine production de Dr Dre pour Stat Quo). Heureusement la magie des samples soul revient à la charge et fait toute la différence. Le soleil se couche derrière les gratte-ciels de New-York, on sort les cuivres ainsi que les voix chaleureuses. On se réjouit alors de retrouver le Noyd qu’on aime déguster. Discutant du ghetto avec 40 Glocc et B.A.M. (« Trying to Make It Out »), rappelant les codes de la rue sur  » Snitches » (produit par Sebb avec qui il avait déjà bossé sur Only The Strong), papillonnant dans la nostalgie avec Kira sur son single « Things Done Changed » bien soulful. La démonstration de force d’Illustrious se fera surtout sur la bombe produite par Ric Rude, « Ghetto », seconde union avec Joell Ortiz et l’alchimie est toujours aussi explosive.


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