NORE – Noreality (2007)

7 08 2007

Si il y a bien un artiste qui déçoit ces derniers temps c’est bien NORE. L’ancien partenaire de Capone n’est plus celui qu’il a été. Finie l’époque où les deux activistes défrayaient la chronique et s’habillaient de leur tenue militaire pour nous rapporter les dernières news sanglantes en direct des quartiers du Queensbridges et de LeFrak City. Mais qu’est-ce qui peut autant nuire à la carrière d’un rappeur? Encore et toujours ces problèmes de changement de label… Déchu de son nom de Noreaga, il passa des années à chauffer les bancs de Def Jam pour finalement sortir God’s Favorite, son seul et unique album en 7 ans. Sans compter son disque tant annoncé 1 Fan A Day chez Roc A Fella, qui enfin de compte a fini aux oubliettes, et sa piètre aventure reggaeton de l’année dernière sur Roc La Familia (N.O.R.E. Y La Familia…Ya Tu Sabe) avec laquelle il pensait enfin retrouver le sourire en surfant sur le succès de ce courant musical. Mais son origine porto-ricaine et le tube « Oye Mi canto » n’ont pas suffit a redorer son blason.

2007 est une autre année pour lui, et son énième tentative de refaire surface se fera au côté du label indépendant le plus prolifique du moment, à sa voir Babygrande Records. Surpris! Noreality, son nouveau disque, est dévoilé peu de temps après. Une précipitation qui laisse perplexe, et puis lorsqu’on regarde la tracklisting alléchante (Swizz Beatz, Three 6 Mafia, Kanye West, Jadakiss, Kurupt, Tru Life, Peedi Peedi, Styles P et même une combinaison avec son ancien comparse), on se dit que peut-être ont aura le droit à un projet solide et varié… pourquoi pas… et on écoute. Mais encore une fois la déception prend vite place dans les esprits. En regardant la pochette vite faite sur Photoshop, il faut croire qu’il fallait s’y attendre. Un grand mélange fourre-tout pas très cohérent qui ressemble plus à une compilation de tracks enregistrées de ci de là qu’à autre chose. On passe de pseudo bangers épuisants pour les oreilles comme le Swizz Beatesque « Set It Off« , la combinaison avec les rageux de Memphis au refrain sur « That Club Shit« , ou encore avec Jadakiss et Kurupt sur « Throw ‘Em Under The Bus« , à des morceaux beaucoup plus orientés dans l’ambiance première du NORE que l’on connait, comme sur le bon « Cocaine Cowboy » et ses frasques sur l’historique de ce fléau aux Etats-Unis. Là où le sourire revient, c’est à l’écoute de « Green Light » avec Capone et Final Chapter et produit par Algado, qui laisse rêveur quant au contenu d’un éventuel nouvel opus des CNN.

Choqué par certaines paroles trop crues dans le rap? N’écoutez pas « Eat Pussy« , ou comme le titre l’indique Tru Life, Peedi Crack et NORE s’adonnent à nous montrer « leur amour pour les femmes »… Les productions sont assez superficielles pour la plupart, les refrains mieleux de « Paternity Test » ou « Sour Diesel » finissent par nous sortir par les narines et le featuring avec Kanye West n’en est pas vraiment un. Si son côté storyteller revient à la charge par moment, comme « Rap Game » ou « Drink Champ » (produit par Alchemist), tous les défauts précédemment cités font l’entière déception (et conception) de cet album, qui à n’en pas douter sera oublier aussi vite qu’il est venu. NORE sans Capone ou sans les Neptunes, c’est pas ça du tout…


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