Kurupt & J. Wells – Digital Smoke (2007)

28 06 2007

L’été approche à grand pas, et c’est justement pour tous les amoureux des bon gros sons ensoleillés que Kurupt & J.Wells se sont associés pour nous proposer une recette typique californienne. Baptisé Digital Smoke (Bonzi Records), ce produit est une came composée d’ingrédients déjà très répandus sur la côte ouest. Mais ces gros barons ont les bras longs et savent toujours comment attirer les clients, nouveaux ou anciens, en les rendant vite accros. La réputation du bouche à oreille fait souvent vite effet, c’est pour ça qu’ils ont fait appel à des experts en ’weedologie’ afin qu’ils testent, analysent et rendent le produit plus crédible, plus commercial. Un certains Mr. Kane, grand chercheur de Pomona renommé pour ses travaux sur l’addiction à ces substances, est devenu vite gaga lorsqu’il s’injecta dans les tympans une dose que lui a réservé J.Wells (« I Came In The Door« ). Bruitage de lèvres, imitation de chèvre, des pleurnicheries lyricales, bref un sentiment de psychose mêlé à l’extase s’est installé en lui. Ici sur la côte ouest, on la retrouve partout, elle plane dans les airs en permanence, chacun s’exhibe fièrement en voiture avec les derniers échantillons disponibles. Pourtant dans tout le pays, certains la croient disparu, mais lorsqu’il y en a une qui dépasse à nouveau les frontières et se répand telle une épidémie, ces mêmes gens disent qu’elle est enfin de retour. Un raisonnement enfantin, et on se dit alors qu’ils n’ont pas été initié dans leur jeunesse par un produit de grande pureté. J.Wells a lâché pour quelque temps son compère J.Ro et les autres énergumènes de Tha Alkaholiks, pour rejoindre la moitié du Dogg Pound, pour une association plus que fumante.

D’autres représentants et habitués viennent promouvoir la marchandise : Butch Cassidy, ils ont même réussi à déterrer Knoc Turn’Al, Styliztik Jones, Shorty, Tha Liks et bien d’autres. Kurupt ayant des très bonnes relations, il n’a aussi pas eu de mal à faire venir une fois de plus à ses côtés, les sudistes de Goodie Mob (« Get It« ), avec lesquels il avait déjà travaillé sur ses premières expériences en solitaire, et qui nous hypnotisent toujours autant. Plus le temps passe et plus la fumée s’amoncelle autour de nous, J.Wells décortique avec finesse les 16 barrettes qui dégagent, tout comme ses paroles, son amour pour l’atmosphère de Los Angeles. Tandis que Kurupt, continue sur sa bonne lancée de ce début d’année en enchaînant toujours un flow aiguisé et textes percutants. Laid back, relaxant, smooth, grâce aussi à sa femme Gail Gotti et à son frère Roscoe qui posent et font le charme de deux morceaux, ou encore avec le vétéran James DeBarge pour l‘ode « Smokin« .

Ce clinquant et rafraîchissant produit, dont le premier single « All We Smoke » n‘est qu‘un appât de qualité, est non remboursé par votre dealeur de son. Il se consomme sans modération car une euphorie et sensation de bien être est assuré. L’esprit de la Californie est entièrement résumé par Kurupt et J.Wells en ce Digital Smoke, qui devient sans nul doute l’une des meilleurs cames en provenance de la côte ouest de ce début d’année.


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