Nate Dogg – Music & Me (2001)

13 12 2006

Après un double volume de pur « G-Funk Classics » qu’il a eu du mal à décoller des droits de Death Row, la voix suave du pimpologue aka la voix préférée de ses dames aka Nate Dogg, revient enfin en 2001 pour nous délivrer des morceaux dont il est le seul à connaître la magie. Après avoir été le second acteur de tubes comme « Lay Low », « The Next Episode », « Area Codes » ou encore « Can’t Deny It », ce troisième album (ou deuxième si vous compilez les deux précédents) nous montre un Nate Dogg nouvelle version, plus énergique et envoûtant que jamais, qui nous dévoile ses principales facettes. « Music & Me » (Elektra), un titre évocateur pour le résident de Long Beach qui a décidé étant jeune de rentrer dans le gang des Rollin’ 20′ Crips afin de se faire rapidement de l’argent pour assouvir cette passion qu’est la musique et ainsi en vivre. Dans ce disque, on y retrouve bien entendu toute la grande famille qui l’entoure depuis le début. Snoop Dogg et ses Eastsidaz (Goldie Loc et Tray Deee) pour un « Ditty Dum Ditty Doo » plus que festif à la sauce Fredwreck, Dr Dre (qui lui a permis de se révéler) compose et pose sur « You Wife » au refrain poétiquement machiste, ainsi que Kurupt et son flow insolent sur « Can’t Nobody ».Si vous voulez un tube garanti pour l’été, Nate Dogg est l’homme qu’il vous faut pour harmoniser vos refrains, comme le ferait tout aussi bien un Butch Cassidy ou un Kokane. Celui que l’on surnomme le ‘Barry White de la Westcoast’, il n’en reste pas moins gangster et pimp avéré dans l’âme, ses textes parlent d’eux même. « Real Pimp » avec le bon couplet de Ludacris n’est qu’un morceau parmi d’autres qui pourrait le prouver. Tournant toujours autour des femmes, ou plutôt de bitches, dans ses couplets mais aussi de son quartier, de fumette et surtout de ses homies, Nate Dogg n’est pas pour autant lassant à entendre et ce grâce à ses prestations vocales remarquables qui flirtent avec les douces mélodies californiennes qui l’accompagnent. Il a la rage du ghetto tout en ayant le côté classe d’un gentleman ; costard sur mesure avec chapeau assorti sans oublier la canne magique, et c’est aussi pour cette personnalité la qu’on l’apprécie. Mel-Man, celui qui a épaulé Dr Dre tout au long de son Chronic 2001, lui fournit un son harmonieux pour qu’il puisse prêté serment avec Pharoahe Monch (« I Pledge Allegiance »), tandis que Jermaine Dupri tire la sirène de l’alarme en So So Defisant le morceau « Your Woman Has Just Been Sighted », reprise du légendaire tube dancehall « Ring The Alarm » du jamaîcain Tenor Saw.

L’album « Music & Me » pourrait se résumer au morceau du même nom, dont la production de Damizza vous plonge dans l’univers funk et ensoleillé de sa douce voix. Smooth, soft, mellow, toujours accompagner de refrain chaleureux facile à retenir, Nate Dogg nous chante ce qu’il a sur son cœur et nous dévoile tout simplement son amour pour la musique à travers ce disque.


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