Hush – Bulletproof (2005)

10 10 2005

La scène de Detroit regorge d’artistes et ce, depuis bien longtemps car dans cette grande ville pauvre des USA, la musique est un mode de vie et un véritable échappatoire : que ce soit du rap, de la soul, du rock ou de la techno. On pense à Slum Village, Obie Trice, Juan Atkins, la Motown, Uncle Kracker et tant d’autres. A l’image d’Eminem, de Kid Rock ou des Insane Clown Posse, Détroit est également connu pour son côté provocateur, violent et excentrique, et c’est dans ce climat orageux que MC Hush fait ses premiers pas en 1993 en compagnie de MC Ill, avec lequel ils forment Da Ruckus. S’en suivent de nombreuses prestations locales qui firent monter leur réputation ainsi qu’un pseudo-premier-album-solo baptisé « Roses & Razorblades » de Hush, qui ne marchera que localement. Mais après avoir passé un an derrière les barreaux, c’est en solo que Hush décide véritablement de persévérer avec cet album ‘Bulletproof’, grâce auquel il sortira de l’ombre (aux US du moins).A la fois producteur et rappeur, Hush montre à travers ce disque tout son talent et également ses influences rock, comme sur l’inquiétante chanson « The March » (qu’il produit lui même) où l’on peut entendre de violents riffs de guitare électrique, de même que dans « 24h Hours ».

Parmi les invités, on peut retrouver des personnes qui nous sont familières comme l’inépuisable Nate Dogg sur le refrain du premier single « Hush Is Coming » (produit par Eminem), ami de longue date. Marshall Mathers que l’on retrouve aussi derrière les manettes et derrière le micro de « Off To Tijuana » épaulé par deux de ses « douze salopards », Kuniva et Swifty. Une chanson qui commence par une petite intro déjà entendue sur le morceau « Criminal » et qui sonne vraiment D12, et bien que celle-ci ne soit pas mauvaise, elle nous met dans un autre atmosphère que celui du début de l’album. Une autre connaissance de Détroit vient parler sur « Real TV », il s’agit de Bizarre, je dis bien parler car il ne pose aucun couplet, on l’entend juste au début et à la fin.

Hush sait également faire des morceaux plus légers, plus accessibles à tout le monde, comme les festifs « Let It Breathe » avec Talib Kweli sur une mélodie indienne, et « Put ‘Em Down (Shake The Ground) ». Mais ce n’est pas pour autant qu’il cache sa rage et son envie: “I’m a walking match-stick with gasoline in my veins”.

A part Eminem et Notes, qui a travaillé l’excellent « Rock Shit », la production est entièrement gérée par Julian Brunetta. Hush nous livre un bon album, court mais pointu de bout en bout, qui serait un bon exemple à faire écouter aux personnes qui pensent le rap et le rock ne peuvent pas s’épouser.


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