Master P – Ghetto Bill (2005)

7 09 2005

Toujours présent sur le circuit, Master P fait figure de doyen du rap sudiste ou comme il le dit lui même au début de l’album de légende vivante. 14 ans de carrière et pas moins de 12 albums solo à son actif, mais après nous avoir laissé septique en 2004 avec l’album Good Side, Bad Side, il revient pointer le bout de son nez en 2005 avec cet opus Ghetto Bill histoire de montrer que le rappeur Percy Miller est toujours d’actualité et qu’il n’est pas devenu que businessman.Evidemment l’ère de l’empire No Limit Soldiers n’est plus le même, depuis son dernier album, on est passé à l’ère du New No Limit sur le label Koch. Malgré cela on sent que P à tout mis en oeuvre pour que les fans essaient de retrouver l’ambiance d’antan, celle qui lui a forgé sa réputation ; une pochette made in photoshop et des lyrics aux sujets plus que ghetto. Sur le premier morceau « Best Hustler » à la production plutôt soul il se déclare modestement le plus gros hustler du rap game, quelques bons club bangers made in New-Orlean et de nombreux invités de la région.

Dans les invités on peut retrouver la nouvelle révélation du moment Slim Thug sur le puissant « Shut It Down », mais également le G Unit soldier Young Buck sur « Nappin’ », C-Los sur le sulfureux « Let Me See » avec sur le refrain un sample de miaulement de chat, Halleluyah, le sosie vocal d’Ashanti j’ai nommé Ashleey… Et à défaut de pouvoir collaborer avec son frère C-Murder qui se trouve en prison, il invite néanmoins son autre frère Silkk The Shocker sur « Get The Party Crackin », LE tube de l’album. Son fils Lil Roméo est aussi de la partie sur la track la plus posée « I Need Dubs » une reprise façon P de la track de LL Cool J « I Need Love », ce que Necro avait déjà transformé en « I Need Drugs». Deux autres tracks semblent plus attirer notre attention, « Shake What Ya Got » un tube entraînant sur mélodies hindous et « Whole Hood » plus calme avec un refrain chanté par des enfants.

Bien que les lyrics ne soient pas le point fort de Master P et qu’ils tournent exclusivement autour du ghetto, ce qui n’est pas un reproche, il se rattrape en sortant de bons morceaux rageurs aux productions bien bounce qui feront bien bouger les popotins sur les dancefloors. Certes ce n’est sûrement pas sa meilleure galette mais ceux-ci font de Ghetto Bill un bon petit album que certains ignoreront rien qu’en lisant le nom de l’auteur, ce qui est dommage.


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